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Basé à Moorea, le docteur es biologie marine, Michael Poole étudie les baleines à bosse et organise des circuits
d'écotourisme. Un personnage fascinant... |
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Après des études sur les baleines grises et les dauphins au Mexique, les lamentins en Floride, pour compléter son troisième diplôme de biologie marine et terminer sa thèse de doctorat, il se rend en 1987 en Polynésie française et effectue des recherches sur les dauphins à long bec (stenella longirostris). |
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Il finira par
s'établir à Moorea où son réseau d'observation lui a permis de repérer plus de 20 espèces de dauphins et
de baleines, grâce à plus de 1000 rapports (croquis, vidéos, photos...) qui lui sont parvenus, de 30 îles
différentes. Un succès. Aujourd'hui, dès qu'une baleine est aperçue dans un lagon au fin fond des Tuamotu, l
e réflexe est ancré: "On va prévenir Michael". Les clubs de plongée, les compagnies de croisière, les pilotes
d'Air Tahiti ou d'Air Moorea s'y atèlent aussi. Chaque nageoire caudale ou pectorale étant une véritable
signature, il a pu repérer les individus et prouver que la Polynésie n'était pas une simple zone de migration,
mais bien un hâvre pour la reproduction et les naissances, alors que jusqu'à présent, il était dans l'usage
courant de penser qu'elles s'accouplaient aux Fidji, Samoa et Tonga. |
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Michael Poole collabore avec le World International Fund for Animal Welfare, qui regroupe des instituts en
Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie, Cook, Tonga et Polynésie française, un de ses collègues en Australie
étudie des prélèvements de peau et essaie de savoir quels sont les liens génétiques entre les populations
observées. Sa prochaine idée est de baguer certaines baleines pour savoir dans quelles zones de l'Antarctique
elles se rendent pour avaler les krill nourriciers, ces crevettes qu'elles ingèrent par petites bouchées d'une
tonne. |
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Directeur depuis 97 du programme de recherche sur les mammifères marins au sein du CRIOBE
(centre de recherches insulaires et observatoire de l'environnement) dont Moorea est une antenne et Perpignan
le nerf névralgique, il a lancé une vaste étude sur les dauphins à long bec, voulant les comparer à ceux
d'Hawaï et à ceux exécutés dans les usines de thon. A Moorea, il a recensé 200 individus depuis une dizaine
d'années, il sait quelle femelle a eu quel bébé, quels sont leurs endroits préférés... |
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Dans un souci de sensibilisation du public, il a participé à la publication de timbres et de posters, notamment le dernier, en noir et blanc, qui montre toutes les espèces de dauphins, baleines et orques évoluant dans les eaux polynésiennes, ces posters ont été envoyés aux écoles de toutes les îles et atolls de l'archipel polynésien. |
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Pour financer ses recherches, Michael Poole a créé avec son ami Heifara le Moorea Boat Tour, un circuit
d'écotourisme, où il explique deux fois par semaine à des clients (300 francs pour 3 heures) le sens de
ses recherches tout en les emmenant assister à la ronde des baleines ou des dauphins (parfois les deux,
les steno -dauphins à bec étroit- accompagnant souvent les baleines). Une séance de whale watching
scientifique sur mer, puis sur terre. Au passage, il aura récupéré un sac en plastique flottant sur l'eau:
"les tortues ne font pas la différence entre un sac et une méduse. Elles l'avalent et meurent. Un jour, j'ai
dû autopsier une baleine dont l'estomac avait été tranché par des bacs de plastique. Je suis un scientifique,
c'est mon travail, mais je veux aussi contribuer à protéger ces espèces, pas simplement à les étudier." |
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Baleines à bosse :
Par Phil Clapham. Editions Nathan. Collection Portraits Nature.
72 pages, 25x22,5 cm, 69FF, 10,52E
Mal connues, les mégaptères ou baleines à bosse migrent régulièrement dans les eaux chaudes du Pacifique. L'auteur retrace leur périple et détaille la complexité des leurs moeurs, leurs habitudes alimetaires ou leur vie sociale, ponctuée par le chant des mâles amoureux.
"La plus joueuse et la plus désinvolte des baleines", prétendait Herman Melville dans " Moby Dick ".