Le saviez-vous ? Aviateurs et plongeurs : même combat.

Par Cédric Verdier

 

Quels pourraient être les points communs entre les plongeurs et les aviateurs ? L'importance du matériel ? La combinaison ?
Non, les accidents de décompression.
En effet, l'accident de décompression est lié à l'accumulation d'azote dans le corps humain, après avoir respiré de l'air à une certaine pression pendant un certain temps. Tout se complique lorsqu'il y a changement de pression ambiante. Pas de variation de pression, pas d'accident. L'idéal pour un plongeur serait donc de ne jamais remonter du fond. Pour un pilote d'avion de chasse, cela serait de toujours rester au sol…
Imaginons un pilote dont le jet monte à une altitude de 3000 mètres en quelques secondes, alors que son corps est saturé en azote à la pression ambiante au niveau de la mer. Cela correspondrait à la même variation de pression qu'un plongeur à saturation remontant très rapidement d'une profondeur de -10 mètres. Cela demande certaines précautions. D'autant que le Frans Cronje, un spécialiste dans les deux domaines : " Ce qui concerne les pilotes, c'est plutôt la saturation des tissus lents au niveau de la mer. Les accidents de décompression sont plus souvent des accidents cérébraux apparaissant dans les 3 heures ". Plutôt inquiétant, non.
C'est pour cela que les médecines hyperbare et aéronautique ont beaucoup de choses en commun. Car les mécanismes et les traitements de l'accident de décompression sont bien toujours les mêmes, qu'ils surviennent à un plongeur, un pilote de chasse ou un astronaute. Et les variations de pression vont de 0 bar dans l'espace à 100 bar dans la Fosse des Mariannes. De quoi faire frémir les médecins hyperbares des générations futures !