Les bagages du voyageur

Par Cédric Verdier

 

Rien de plus pénible que d'enregistrer à l'aéroport, avant un séjour plongée sous les tropiques, et de s'entendre dire : " Vous avez un excédent de bagages ". D'autant que ce dépassement peut s'avérer fort onéreux, parfois même l'équivalent d'un autre billet d'avion !
Voyager, c'est aussi prévoir un ensemble de choses qui éviteront les petits tracas qui gâchent la vie. Les bagages en font partie. Tout doit être solidement empaqueté afin que cela n'arrive pas en miettes, étiqueté pour éviter toute perte et suffisamment léger et pratique à porter pour préserver notre dos.
En ce qui concerne le poids, les compagnies aériennes suivent une réglementation précise qui permet à un passager de transporter 20 kg en soute ainsi qu'un bagage à main en cabine. Certaines compagnies autorisent parfois jusqu'à 30 kg, mais au-dessus, c'est la surtaxe. L'IATA (International Air Transport Association) recommande que chaque kilogramme de bagage en excédent soit facturé 1,5% du billet économique plein tarif . Dans la pratique, cela varie avec les compagnies aériennes. Certaines ont même accepté 60 kg sans broncher, suivant le remplissage de l'avion et la politique commerciale suivie. Les golfeurs ont souvent droit à un sac de golf sans supplément ou presque et les skieurs à une paire de ski, mais il n'existe rien de prévu pour les plongeurs.
Or un plongeur en vacances a généralement un sac de plongée, un sac ou une valise d'affaires personnelles et un sac à main contenant les éléments précieux, fragiles ou indispensables (passeport, livre, argent, ordinateur de plongée, etc). Certains ont même une valise de matériel photo ou vidéo. La surcharge est alors difficile à éviter.

Les solutions :

Et si tout cela ne suffit pas, suivez l'exemple d'un moniteur de plongée en Polynésie qui, face à des problèmes de bagages, décida de prendre l'avion avec son masque autour du cou, son gilet sur le dos et ses palmes sous le bras.

(Paru dans Plongée Magazine)