Emporter c'est gagner.

Par Cédric Verdier

 

Le plongeur qui voyage est souvent confronté au délicat problème de savoir s'il lui faut mieux emporter son matériel de plongée ou s'il est plus facile de le louer sur place. C'est non seulement un problème économique mais aussi un souci de place et de légèreté de transport. Pourquoi voyager avec un équipage digne du déménagement d'un émir saoudien, alors que tout est disponible sur place. Mais voilà la question : "pourra-t-on trouver tout l'équipement dont on a besoin ? Il suffit parfois de se renseigner auprès de l'agence de voyage ou du centre réceptif, bien que la réponse soit souvent Oui en ce qui concerne le matériel de base (scaphandre, PMT). Quant à savoir si ce matériel est en bon état, les brochures sont souvent trompeuses et il ne reste plus qu'à faire confiance aux centres bénéficiant du soutien commercial d'une marque réputée ou d'un label de qualité.
Mais lorsqu'il s'agit de matériels plus spécialisés, mieux vaut être prudent : l'ordinateur et le masque optique vont sans hésitation dans le sac de voyage. Quant aux amateurs de photo ou de vidéo, aux férus de plongée Tek et aux inconditionnels de phares sous-marins surpuissants, impossible de leur faire changer d'avis. Ils veulent utiliser leurs propres outils et ne tolèrent aucun succédané.
Enfin pour les soucieux d'hygiène, la combinaison, le tuba et l'embout de détendeur sont des choses très intimes que l'on répugne parfois à partager. Et pour les routards économes, qui partent à l'aventure sans destination bien précise, palmes, masque et tuba sont les compagnons indispensables de découvertes surprenantes en snorkeling, parfois tout aussi agréables que des plongées scaphandre, les contraintes logistiques en moins.
Mais avant tout, l'essentiel est de se renseigner car tout le matériel est peut-être compris dans le voyage que l'on a réservé. Le voyage doit rester un plaisir, et les bagages lourds et nombreux nuisent aux charmes du nomadisme subaquatique.