... Handiplongée, une politique à long terme :

Denis GUILLAUME, Moniteur de plongée, BEES 3 :

"A l'aube du deuxième millénaire, nous ne pouvons que constater chaque jour les mutations profondes de notre société (...) On s'aperçoit que les pratiques sportives du public ont aussi subi cette influence et que leur diversification s'est déroulée en parallèle de leur ouverture au plus grand nombre.

Ainsi les handicapés Physiques peuvent-ils aujourd'hui pratiquer l'activité sportive de leur choix et s'intégrer plus facilement au sein des structures valides.

Désormais et de façon très officielle, une convention lie la Fédération Française Handisport à la Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous-Marins Co-signée le 7 Décembre 1994, par les deux Présidents (Messieurs AUBERGER et IMBERT), elle a entre autre pour objectifs :


24 mois plus tard, un bilan s'impose. La disparité dans la taille structurelle des deux organismes, ne semble pas faciliter l'avancée des travaux.

Pour ma part, quels que soient les problèmes existants, la principale difficulté réside dans la vision que chacun peut avoir de la notion de qualification d'un plongeur. S'il est facile de regrouper des populations valides en strates de niveau de qualification (de 1 à 4 comme à la FFESSM), puis de leur attribuer en fonction du brevet un espace d'évolution, il conviendrait de raisonner en terme de compétences équivalentes pour les handiplongeurs.

Devant l'impossibilité actuelle de créer un nouveau diplôme spécifique pour les handicapés, pourquoi ne pas aménager les épreuves des brevets valides et amener ainsi les handiplongeurs à obtenir une compétence finale identique et nécessaire pour évoluer dans les mêmes espaces ?

Une mutation dans la démarche pédagogique s'impose donc et un changement des mentalités ne pourrait qu'être bénéfique. En effet, il faut cesser de se retrancher derrière des notions plus ou moins évanescentes de responsabilité, pour aller de l'avant et faire pratiquer les handiplongeurs. Dès lors où toutes les normes de contrôle médical et de sécurité sont respectées, et que le cadre est motivé par ce type d'enseignement, tout doit être mis en oeuvre pour amener l'élève à un niveau maximal d'indépendance.

Après tout, la notion du "risque accepté" n'a pas lieu d'être unilatérale pour l'élève et le cadre peut aussi endosser sa propre part.

C'est ce passage obligé d'un changement dans les mentalités, qui facilitera l'intégration des handiplongeurs dans l'ensemble des structures en place.

Ne nous leurrons pas : c'est sans aucun doute une politique du long terme." ...


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