La fabrication des lampes de plongée.

Par Cédric Verdier

 

Rien de plus simple qu'une lampe de plongée. C'est comme une lampe terrestre mais étanche.
Elémentaire ! Du moins est-ce que de trop nombreux plongeurs croient encore.
En réalité la complexité d'une lampe est comparable à celle d'un détendeur, nécessitant pas moins de trente pièces soigneusement sélectionnées et calculées afin que tout fonctionne correctement et longtemps. Il n'y a pas de place à l'erreur car contrairement à un détendeur, la moindre goutte d'eau à l'intérieur et une partie du mécanisme est bon à jeter. C'est ce que découvrent à leurs dépens les apprentis bricoleurs qui s'essayent à la fabrication d'une lampe ou d'un phare. Beaucoup de temps et d'essais infructueux se soldent pas des phares qui prennent l'eau et coûtent finalement très chers.
Pour comprendre les subtilités des lampes, il faut en connaître les quatre pièces principales: les accus, l'ampoule, le réflecteur et le corps.

Tout ceci explique le prix parfois élevé des lampes et des phares de plongée, chaque pièce nécessitant le plus grand soin. Les matériaux ont leur importance, le corps de certaines lampes étant en PVC, d'autres étant métalliques.
Enfin deux conseils de Michel Maïssa, fabricant des lampes Dolphin Tek : il faut vérifier fréquemment le graissage des joints toriques et des filetages. Mais attention : juste un peu de graisse suffit. L'excès nuit à l'étanchéité.
Et surtout, toujours prendre garde que l'interrupteur soit bien bloqué dans le sac. Une lampe s'étant allumée dans un sac de plongée a crée un début d'incendie dans la soute d'un avion, obligeant celui-ci à un atterrissage d'urgence. Un bien mauvais début de vacances.

(Paru dans Plongée Magazine)