Le coin du voyageur : le carnet de plongée.

Par Cédric Verdier

 

S'il y a bien une pièce d'équipement que l'on pourrait appeler la "mal aimée" du plongeur, c'est bien le carnet de plongée. Ce carnet, véritable archive des plongées effectuées, est souvent réduit à sa plus simple expression : une vulgaire liste de sites, de temps et de profondeur. Parfois un commentaire sibyllin, du style "plusieurs raies et barracudas" résument en quatre mots bien ternes l'émerveillement d'une rencontre sous-marine inoubliable. Sans parler des nombreuses fois où le carnet est oublié, égaré, mouillé ou se résume à une simple collection de tampons de moniteurs.

C'est là oublier la mission première d'un carnet : montrer l'expérience d'un plongeur. En effet, en voyage, il est fort peu probable que le directeur de plongée ou l'encadrant d'un centre vous connaisse ou puisse préjuger de votre niveau de plongeur. Or une carte ou un brevet signifie simplement qu'à un moment donné, vous avez rempli les conditions, tant théoriques que pratiques, permettant la délivrance d'un brevet, quel qu'en soit le niveau. Mais qu'en est-il des conditions de plongée lors de votre formation ? Et depuis lors, qu'avez-vous fait ? Avez-vous déjà plongé dans des conditions similaires à celles de la plongée d'aujourd'hui ? Peut-on vous laisser plonger en autonome ou vous faut-il un guide ? Depuis combien de temps n'avez-vous pas plongé ? Combien de plongées avez-vous effectué au total ?
La réponse à toutes ces questions n'apparaît pas sur votre brevet. La lecture d'un carnet soigneusement tenu et régulièrement mis à jour permet au centre de plongée que vous visitez, de vous permettre d'effectuer les plongées qui correspondent à votre niveau de pratique et à votre expérience. Une carte ne signifie rien sans le carnet qui l'accompagne.
Alors un minimum de discipline s'impose si vous voulez profiter dès le début de vos vacances, des plongées les plus intéressantes, sans la contrainte d'une évaluation préalable.