Le choix du matériel

Cet "article" n'est absolument pas exhaustif, je l'écris afin de vous faire part des renseignements que j'ai pu obtenir ça et là. Je n'ai (malheureusement) pas encore toutes les informations sur le matériel, certains paragraphes restant très succincts. Si vous avez des remarques, des conseils ou des précisions à ajouter, n'hésitez pas bien au contraire, ils seront autant d'éléments précieux.

 

I. Dans quel ordre acquérir le matériel ?

Il va sans dire en premier : palmes, masque et tuba puis des systèmes de mesure du temps et de la profondeur comme l'oblige la loi (n'oubliez pas, en France, nul n'est sensé ignorer la loi !) que ce soit une montre étanche (pour la plongée loisir elle doit résister à une pression de -200m), un timer, un profondimètre ou un ordinateur de plongée. Je proposerais ensuite la combinaison, la ceinture de plombs, le gilet stabilisateur, le détendeur, la torche (pour les plongées de nuit, sur épaves ou dans les grottes) et en dernier la bouteille.

"je pense que le détendeur est plus personnel que le gilet. Il doit être confortable en bouche et il est bon de bien le connaître. Un détendeur qui tombe en panne sous l'eau entraîne plus de problème que si c'est le gilet".

Frédéric HELLEUX

 

II. Le choix palmes, masque, tuba ( en abrégé PMT)?

II. 1. Les palmes :

Indispensable ! Elles servent à se mouvoir, à s'équilibrer, à se maintenir en surface et à rejoindre le bateau en surface (au cas où !). Le choix entre palmes chaussantes et réglables est assez personnel (et dépend de vos pieds ! évidemment. Certains préconisent uniquement les réglables pour les milieux naturels...pour avoir testé, les chaussantes sont aussi bien en mer).
Les palmes réglables doivent être portées avec des chaussons à semelles rigides. L’intérêt de ce type de palmes vient notamment des chaussons. Le port des chaussons permet d’éviter de se blesser les pieds et de mettre fin prématurément à une superbe plongée non commencée !

La palme doit être adaptée à la jambe, c'est à dire à sa longueur et à sa musculature. Une palme longue et rigide (type palme de chasse) sera plus difficile à utiliser qu'une palme de rigidité moyenne et plutôt courte par exemple, pour un petit modèle comme moi, les RondeLine de Cressi-Sub sont très bien.
Par ailleurs, les palmes de chasse commence à être interdites dans certains pays car certains plongeurs peu scrupuleux ou mal équilibrés ont tendance à labourer le terrain, bravo pour l'écosystème. De plus, marcher sur le pont d'un bateau qui tangue avec des pieds de 80cm, c'est pas vraiment ce qui permet d’avoir le pied marin !

Quelle taille prendre?

La votre ! Après avoir enfilé la palme, mettez-vous sur les demi-pointes, elle ne doit pas quitter votre pied.
Si vous hésitez entre 2 pointures pensez au fait que si vous êtes trop serré, vous risquez d'avoir des crampes, au besoin il est possible d'affiner l'ajustement avec un chausson de 3, 5 ou 7 mm (un petit truc : si vous avez du mal à enfiler le chausson, mettez un mi-bas... ça rentre tout seul ! Mais l’étanchéité n'est plus très bonne s'il dépasse du chausson) et si vraiment vous avez peur de perdre vos palmes, il existe des fixes palmes.

"D'après mon expérience les chaussantes sont plus répandues, la sangle ne risque pas de casser. D'autre part, je pense qu'il faut dissuader les plongeurs en bouteille d'utiliser des palmes de chasse. En plongée, on doit prendre son temps pour regarder la faune, on à donc pas besoin de palmes longues et rigides. Enfin, un coup de palme rigide est très douloureux (et ça c'est vrai!).
Les chaussons à semelles rigides sont plus résistant que ceux à semelles souples.
Si les palmes sont trop serrées au niveau du pied, elles coupent la circulation sanguine et on a encore plus froid aux pieds. "Je conseille d'essayer pendant 1 ou 2 semaine d'entraînement différentes palmes avant de les acheter surtout à 300 ou 600 fr la paire!".

Frédéric HELLEUX

 

II. 2. Le masque.

Je conseille un masque dont le nez est isolé plutôt qu'un hublot. Ce dernier ne permet pas de faire la manœuvre de Valsalva pour la décompression des tympans.
Pour savoir si le masque est étanche :

1) posez le masque sur votre visage sans mettre la sangle.
2) plaquez le masque sur votre visage pour en faire sortir l'air et retenez votre respiration.
3) Placez la sangle sans la serrer.
4) Penchez-vous en avant et lâchez le masque qui doit tenir sur votre visage.
5) Vous devez pouvoir vous pincer aisément le nez (même avec des gants).

Contrairement aux idées reçues, rien ne sert d'avoir de très grands verres pour avoir un grand champ de vision, ce qui compte, c'est que les verres soient près des yeux. Il y a sur le marché des masques qui ont des verres sur le coté permettant un champ de vision plus large et certains, ont même des verres en dessous, qui après un petit temps d'adaptation sont très apprécier.
Pour un petit visage, pensez au masque de chasse. Si vous avez un défaut de vision, l'idéale est d'avoir un masque correcteur. Il en va de votre sécurité et de celle de vos coéquipiers, vous devez être capable de pouvoir voir les signes qui vous sont adressés et les petits détails qui feront que vous verrez que quelque chose ne va pas (vous connaissez l'importance du regard en plongée, imaginez un instant qu'un plongeur qui vous porterait assistance vous regarde les yeux mi-clos, bonjour le regard calme, rassurant et détendu... ). Certains opticiens ont des forfaits très intéressants qui comprennent : le masque et les verres (par exemple, Optique Demetz à Paris, a un forfait pour des myopies standard de 700-800 F). De plus vous pouvez être remboursé comme pour une paire de lunette : en effet, le masque compte comme monture et les verres sont ni plus ni moins des verres correcteurs. D'autre part, il est maintenant possible de monter des verres doubles foyers sur un masque.

"Avant tout, il doit plaire...je conseil de prendre un petit volume pour faciliter le vidage de masque. Maintenant, les jupes en silicone sont traitées pour résister à l'action du temps et du soleil. Il vaut mieux les prendre les plus transparents possibles pour obtenir de la clarté dans le masque. Quand on achète un masque à verre correcteur avoir une bonne boite (de type alimentaire) évite la casse".

Frédéric HELLEUX

 

II. 3. Le tuba.

On trouve sur le marché des tubas de toutes tailles et de toutes formes avec plus ou moins de "gadgets". Certains possèdent des soupapes pour aider à l'évacuation de l'eau qui entrerait ou qui ne se serait pas expulser du tuba... d'autres ont un système qui empêche les éclaboussures de rentrer...
Mon choix se porte sur un tuba le plus simple possible avec un embout orientable (pour simple confort). Quant à sa taille, elle doit être proportionnelle a votre capacité pulmonaire. En effet, le tuba possède un volume mort (c'est à dire qu'une partie de l'air qu'il contient n'est pas renouvelée durant les cycles ventilatoires), si vous avez une petite cage thoracique et un grand et gros tuba, ou si votre tuba est trop fin, faire un cycle ventilatoire vos demandera beaucoup d'effort. Dans les deux cas, vous ne pouvez pas bien ventiler, vous accumulez le CO2 source d'essoufflement.
En bref, un tuba relativement court et de gros diamètre semble l'idéale. (Un petit truc au passage : lorsque vous respirer avec votre tuba, inspirer par la bouche et souffler par le nez, vous limitez ainsi la réabsorption du CO2 que vous venez de souffler... mais attention, votre masque ne doit pas être trop serré... sinon cela revient à faire la manœuvre de Valsalva !)

"Comme pour le détendeur, il faut qu'il soit confortable en bouche, l'embout ne doit pas être trop grand et avec des ergots pour le tenir facilement (ce sont toujours les ergots qui finissent par lâcher!)".

Frédéric HELLEUX

 

III. Que choisir comme système de mesure du temps et de la profondeur ?
(C’est bien dit... hein ?)

Entre une montre plus un profondimètre à aiguilles et un profondimètre électronique, mon choix se porte d'office sur le profondimètre électronique : il a généralement plusieurs fonctions (ça réduit l'encombrement !), Ce qui est important c'est qu'il donne : la profondeur maximale, le temps d'immersion, en plus, s’il peut donner la profondeur instantanée, l'intervalle de surface et éventuellement la température... .
Quant à l'ordinateur, si vous faites plus de 10 plongées par an, il est rentable. Beaucoup s'accordent à penser qu’avant d’utiliser un ordinateur, il est grandement préférable de savoir utiliser un profondimètre et les tables de plongées.
Toutefois, l'ordinateur est un instrument fiable et se révèle très agréable à l’utilisation. Il indique non seulement la profondeur et le temps comme sur un timer mais vous signal aussi quand il faut remonter pour ne pas sortir de la courbe de sécurité (pour ne pas faire de palier hormis le palier de sécu de 3min à 3m). Si vous sortez de la courbe de sécurité il vous indiquera les paliers à effectuer. Attention chaque marque n’utilise pas les mêmes tables (plus ou moins majorantes). De plus, il vous permet de planifier vos futures plongées et d’archiver vos anciennes.
Les principaux dangers de l’ordinateur sont liés à sa mauvaise utilisation. Son utilisation est strictement personnelle. Les paramètres qu’il gère sont ceux du plongeur qui le porte et non pas de la palanquée ! Par ailleurs, ces appareils ne sont pas conçus pour faire plus de deux plongées par jour. De plus, il ne gère pas pour la plus par les " plongées Yo-Yo " et les majorations du au milieu (froid, stress) ou aux efforts éventuels du plongeur.
Il est de plus dangereux de plonger " au raz de la courbe " c’est à dire de remontée juste avant d’avoir à faire des paliers car les tables entrée dans l’ordinateur ne sont pas prévue pour ca.
Sa fiabilité est reconnue mais n’est pas de 100% c’est pour cela qu’il est indispensable de posséder un jeu de table est de remettre parfois en cause les données qu’il vous donne si elles sont vraiment trop éloignées de ceux de la table.
En conclusion, l’ordinateur est un instrument très pratique et performant s’il est correctement utiliser.

"Pour ce qui est de l'ordinateur, il faut être niv II minimun, et connaître parfaitement l'emploi d'un profond + tables.
L'ordinateur est un plus pour les plongées sans palier, c'est à proscrire pour le passage de niveau. Enfin, dans tous les cas faire attention au système d'alimentation et au changement des piles.
Mares sort un modèle sur lequel on peut changer les piles soi même alors que pour les autres, il faut l'expédier chez le constructeur (moyennant une certaine somme...)".

Frédéric HELLEUX

 

IV. Le vêtement isothermique.

Je ne traiterai pas ici du cas des vêtements étanches... si vous vous y connaissez, la voie est libre.

Il sert à se protéger du froid (qui augmente la consommation en oxygène... physiologie oblige !). Les combinaisons sont en Néoprène. Il en existe plusieurs épaisseur : 3, 5, 5,5,6,5, 7, 8 mm. Elles peuvent être :

Il existe plusieurs type de coutures :

L'épaisseur de la combinaison va varier en fonction de vos sites de plongée, pour les eaux chaudes (types Polynésie, Bahamas...) 3 mm sont amplement suffisants, pour la Bretagne 7 mm ne sont pas un luxe !


Pour les eaux froides et/ou les plus frileux, il y a encore une solution : le vêtement semi-étanche.
Il s'agit d'un vêtement une pièce possédant une fermeture éclaire étanche, généralement placée dans le dos (d'où la nécessité de faire appel aux copains pour s'équiper !). Il ne nécessite pas de formation (à l'inverse du vêtement étanche !).
Il faut par contre être très soigneux : la fermeture éclaire est fragile (et coûte cher : 1000fr le mètre hors taxe !). Il faut faire extrêmement attention à bien l'ouvrir (sous peine de la casser en s'habillant) et à bien la fermer (sinon l'étanchéité n'est plus faite !). Bien rincer le vêtement et paraffiner la fermeture éclaire. Ils sont en général garanti un an pour l'ensemble du vêtement et 3 ans pour la fermeture.
Il s'agit d'un vêtement coûteux (2500-3000fr), qui demande de l'entretien, mais c'est un vrai bonheur de ne plus ressortir de l'eau comme un Schtroumph !

"Pour les vêtement étanches, je conseil de suivre une petite formation afin d'éviter les accidents (tout l'air dans les pieds et donc le reste de la plongée tête en bas!).
Pour les plongées épaves certaines combi ont des renforts sur les genoux qui sont très utiles.
Enfin, pour l'épaisseur, dans le doute, prendre la plus épaisse (on peut toujours l'ouvrir, alors que si elle est trop fine... c'est le froid assuré!)".

Frédéric HELLEUX

 

IV. 1. Que choisir (on se croirait dans une certaine revue, non?) mono ou deux pièces ?

J'opte pour 2 pièces : on a une double protection au ni align="justify"veau du tronc et si on plonge en eau chaude, on peut ne mettre que le bas.

 

IV. 2. Comment choisir la taille ?

Il faut quelle soit ajustée mais pas trop serrée (comme les palmes en bref). En effet, si elle est trop grande, il y aura des poches d'air, qui vont se remplir d'eau et en plus il y aura circulation d'eau... froide (brrrr...).
Pour les femmes, les combinaisons Beuchat sont généralement bien adaptées à nos formes !
Et si vous ne trouvez pas votre bonheur dans le "prêt-à-porter", certains fabriquants font du sur mesure.

 

V. Le gilet stabilisateur (stab, jacket, stabilising jacket, ).

Il permet d'avoir une flottabilité nulle ou positive (puisqu'il augmente le volume du plongeur...Cf. la loi d'Archimède), c'est un élément de sécurité obligatoire qui permet de se stabiliser au fond, de remonter sans effort lors d'une remonté P.A. (cf. loi de Boyle - Mariotte et ses applications) et de se maintenir aisément en surface.
Il s'agit en fait d'une enveloppe (ayant une forme de gilet) dans laquelle on va pouvoir insuffler de l'air.
Il est muni d'un système d'insufflation relier à la bouteille : le direct - système ; de système de purge lente et rapide et d'une "soupape de sécurité" empêchant la surpression du gilet.
En fonction des constructeurs, les vitesses d’insufflations changent. Il existe maintenant un système : le FenStop qui réunit en un élément le direct-système, la purge lente et la purge rapide (apprécié par certains puisque l'on a tout sous la même main).
Les revêtements qui le constituent changent aussi en terme de résistance.
La poignée de portage du gilet permet de le transporter plus facilement (pensez à vérifier sa solidité).
Vérifiez l’accessibilité des commandes avec vos gants.

"Il y a différent points a voir, certains ont des bretelles réglables pour un meilleur confort. Il faut choisir le volume du gilet (13, 16, 18, 20, 22 L) en fonction de la taille S, M, L mais aussi du type de plongées que l'on fait (profondes ou non).
Il faut faire bien attention au direct system, chaque marque à sa présentation, certaines sont moins pratiques que d'autres...mais tous les embouts de flexibles sont identiques. Evidement, le prix rente aussi en compte (de 990 à 2500-3000 fr).
Spiro viens de sortir un gilet spéciale femmes (EVA, 2350 fr), tout y est pensé pour vos formes qui nous sont si chères!
D'autre part, il existe un nouveau modèle dit teck conçu pour la plongée aux mélanges ou spéléo."

Frédéric HELLEUX

 

VI. Le détendeur

Il sert à détendre l'air sortant de la bouteille et le mettre à la pression ambiante (je ne vous expliquerai pas son fonctionnement en détail, ne maîtrisant pas encore bien le sujet !). Il peut être compensé pour faciliter la respiration, être le plus léger possible (enfin encore une fois, cela dépend des goûts personnels).
Quant au choix, piston ou membrane, il faut savoir que les détendeurs membranes permettent un réglage de débit plus précis que les détendeurs à pistons mais qu’ils demandent un entretien soigné car ils sont plus fragiles.

"Après une étude poussée pour l'achat de mon détendeur, piston ou membrane sont, avec un minimum d'entretien, tous aussi résistants. Tous les vendeurs m'ont dit que l'on change de détendeur non pas parce qu'il est cassé mais parce qu'il ne vous plaît plus ou qu'un nouveau modèle propose de meilleures prestations.
Je conseille les détendeurs compensé pour avoir la même facilité à respirer en début et en fin de plongée.
Certains détendeurs ont des systèmes qui réchauffent l'air, d'autre un kit anti-givre...à voir selon le prix (de 1100 à 3000 fr)".

Frédéric HELLEUX

 

VII. Le "petit" matériel.

(par Frédéric HELLEUX)

VII.1 Le couteau :

En inox pour ne pas rouiller, avec un coté lame, un align="justify"coté scie pour couper les cordages et une encoche pour les filets. Faire bien attention au système d'attache (à la cheville ou sur le stab).

VII.2 La lampe ou phare :

ici encore, le prix détermine pour beaucoup le type d'achat.

VII.3 Le sac :

A suivre ...

VII.3 L'ardoise :

A suivre ...

Aude Cahen