PADI et les autres

Cet article nous a été envoyé par Yves LAVISSE.

 

Depuis que je lis le contenu de ce forum (4mois), je constate un débat récurrent à propos des formations et modes de fonctionnement PADI,FFESSM, jeunesse & sports.

Sans vouloir trancher dans ce qui me semble relever souvent dépositions dogmatiques, un certain sens pratique m'incite à rappeler que, hors France, les brevets de la fédé et autres BEES valent peenuts pour encadrer. Hors France, cela fait quand même beaucoup de monde, histoire de rappeler que notre nombril ne couvre pas la planète. Et qu'on ne vienne pas me dire que hors fédé, point de salut. Notamment quand je constate (et déplore) certaines formes de mandarinat que revêt parfois l'encadrement dans certains clubs de terre.

J'ai suivi et je continue de suivre ma formation dans la filière fédé, et parallèlement j'ai l'intention de passer quelques diplômes PADI pour cause de projets personnels extra-métropolitains. Et puis les formations fédé ont aussi leur coût. Niolon n'est pas encore gratuit à l'heure où j'envoie cette bafouille.

Quant aux aspects qualitatifs de telle ou telle filière... cela me rappelle, dans un autre genre, les propos d'un ingénieur soviétique (c'était en 1988) selon lesquels sa formation était de meilleure qualité que celle suivie chez nous, car elle incluait une formation politique de haut niveau qui n'existait pas dans le cursus occidental. Mais là, un mur est tombé depuis, pour nous rappeler que les réalités font souvent fi des dogmes.

Pour terminer, je pense que ni le bénévolat (volontaire ou imposé), ni les formules payantes et/ou commerciales ne sont une panacée en soi. L'un et l'autre ont leurs atouts et leurs dérives et ce sont toujours, quoi qu'il arrive, les hommes (et les femmes) qui font ou défont la qualité. Et chacun a le droit à l'autonomie pour gérer ses choix, le bon choix restant celui qui satisfait son auteur. Le fait d'autoriser ou d'interdire la rémunération (le fameux SAFR) de tel ou tel encadrant en fonction de tel ou tel diplôme validant in fine des compétences de base communes, me parait relever d'une logique corporatiste bien franchouillarde qu'il m'est difficile de penser qu'elle est la seule voie de qualité possible.