UNE PETITE CITE ANODINE ABRITE DES FONDS FANTASTIQUES

Arc-en-Ciel dans Le Grand Sud



Moins connue que Hurghada, Safaga ou Qoseir, la commune de Marsa Alam est appelée à devenir une destination pour plongeurs assoiffés d'exotisme et de tranquillité. Les sites sont encore peu exploités et regorgent de merveilles.


SOLITUDE

Une route de 230 kilomètres à travers le désert relie Marsa Alam à Edfou, célèbre pour son temple dédié à Horus, le Dieu faucon. Il n'y a rien à voir à Marsa Alam. Du sable, un récif frangeant, des montagnes, peu de plages... Très aride et inhospitalière, la région vit au rythme des exploitations de phosphate, comme il y a 4000 ans, elle s'épanouissait avec les mines de cuivre. Situé à 350 kilomètres au sud de Hurghada, ce village de pêcheurs ne possède aucune structure hôtelière. Mais les promoteurs sont à l'affût et demain, il sera trop tard pour s'y rendre. Pour le moment, seuls quelques camps de toile ont fleuri dans le désert. Des wadis (cours d'eau asséchés) descendent des montagnes qui peuvent culminer à 2000 mètres pour se jeter dans la Mer Rouge. Le Soudan n'est pas loin : moins de deux cents kilomètres. Pour ceux qui ont envie de savourer la paix du désert et les éclats des étoiles, Marsa Alam constitue un enchantement. Par contre, amoureux des discothèques et des magasins, passez votre chemin !


Yann Saint-Yves ©

ASSOCIATION


Martine Carret ©

Le mariage entre les différentes espèces de poissons-clowns (amphiprion species) et les anémones de mer est une union basée sur l'intérêt. L'anémone possède des tentacules urticants, qui sont de véritables pièges mortels pour tous les petits poissons qui viennent s'y frotter. Les poissons-clowns se protègent des nématocytes venimeux de leur hôte en augmentant le mucus qui recouvre leur corps. A l'intérieur de l'anémone, ils sont donc à l'abri des prédateurs. En échange, ils se tiennent prêts à défendre l'anémone contre tout agresseur, quitte à s'attaquer, malgré leur petite taille (une dizaine de centimètres selon les variétés) à des plongeurs de 70 kilos !

SOLITAIRE

Ce poisson-faucon à taches de rousseur (paracirrhites forsteri) est aisément identifiable. On le retrouve très souvent juché sur des tables de corail du genre pocillopora ou acropora, solitaire, confortablement installé pour lancer ses attaques sur des petits poissons ou des crustacés. Son corps d'une vingtaine de centimètres varie du rouge au brun-noir. Son ventre est plus ou moins blanc et sa livrée s'éclaircit jusqu'au jaune de la queue. Ses taches de rousseur sont également de couleur variable, mais se situent dans la gamme allant du rouge au noir. Il est généralement passif et ne bouge que si vous vous approchez trop près. Il va se cacher un instant, puis revient sur son perchoir favori.


Yann Saint-Yves ©

SOUVERAINE


Ponte de danseuse espagnole.
Martine Carret ©


Il existe des mollusques qui sont dépourvus de coquille. On les appelle nudibranches ou limaces de mer. Parmi ceux-ci, un nudibranche est particulièrement apprécié des plongeurs : hexabranchus sanguineus, plus connu sous le nom de danseuse espagnole. Comparée à ses cousins, dont la taille est généralement très petite (quelques centimètres), la danseuse espagnole peut mesurer plus de vingt centimètres. Carnivore comme les autres espèces, elle se nourrit d'éponges, d'ascidies ou d'autres nudibranches. Surveillez donc les environs des éponges et ouvrez les yeux, vous pourriez vous retrouver avec un magnifique spécimen à vos côtés. D'une somptueuse livrée rouge, admirée pour son mode de progression ondulatoire, la danseuse espagnole pond des oeufs qui sont eux-mêmes magnifiques à observer. Ce ruban gélatineux contient des milliers de minuscules oeufs rouges.

ALCHIMIE

Les coraux mous appelés encore alcyonnaires sont des organismes dont la beauté est toujours surprenante. Chaque polype comporte toujours huit tentacules. Les coraux mous sont classés en quatre ordres, selon leur morphologie générale. La colonie de polypes est parfois soutenue par un corps à la consistance charnue, qui ressemble à du cuir. Mais le corps peut être aussi mou et semi-transparent, se gonflant à volonté en présence de courants et d'éléments nutritifs. Chez certaines espèces, la structure centrale est renforcée par des bâtonnets calcaires. Pour se protéger des nombreux prédateurs, les alcyonnaires sécrètent des substances toxiques.


Martine Carret ©

ALLIANCE


Yann Saint-Yves ©

Ces poissons-papillons jaunes ou citrons ou bien encore à demi masqués (chaetodon semilarvatus) selon votre humeur vivent en couple ou en bancs. Leur taille peut aller jusqu'à 23 centimètres et leur couleur jaune vif les rend aisément reconnaissables, d'autant que leur oeil bleu les trahit aussi. On les déniche à l'abri de tables de corail et en fin d'après-midi, près des alcyonnaires, dont ils sont friands. Ces chétodontidés sont endémiques à la Mer Rouge et au golfe d'Aden. Leur zone d'habitation se situe entre 4 et 20 mètres.


Martine Carret





Guide Pratique

  • Clubs de plongée :

    Awlad Baraka Camp
    Marsa Alam
    Zoheir Kheir El-Din, dit Zizo
    Tél : (20) 65 42 22 52
    Fax: (20) 65 41 11 51
    Site web: www.aquarius-dc.de
    Email: aquarius@hurghada.ie-eg.com

  • En savoir plus :

    Consulter notre sélection de livres.