CONNUE DES PLONGEURS DU MONDE ENTIER DEPUIS LES ANNEES 60

El-Ghardaqa, l'incontournable



"Echta!". Lassé des embouteillages de la capitale ou de la neige qui tombe sur l'île d'Yeu, vous mettez le cap sur l'Egypte. Terre des Pharaons, terre de ces hommes capables d'édifier ces gigantesques pyramides dont nous n'avons toujours pas percé les secrets. Si la vie est regroupée essentiellement près du Nil, une bande côtière tente de vampiriser le désert qui borde la Mer Rouge. A quatre heures et demi de vol de Paris, Hurghada vous offre des perspectives idéales.


A portée de palmes de notre terroir, l'Egypte est le coin idéal pour aller tester de nouvelles connaissances ou roder un ordinateur dernier-cri. Débutants et aguerris vont y trouver leur compte dès qu'ils auront mis la tête sous l'eau.

Formée il y a quarante millions d'années lorsque la péninsule arabique se détacha de l'Afrique, la Mer Rouge est une mer tropicale dans laquelle aucune rivière ne se jette. Ces caractéristiques géographiques singulières sont complétées par des particularités météorologiques étonnantes: le vent souffle souvent et fort. A noter aussi un taux de salinité important qui impose malheureusement un plombage plus élevé aux plongeurs. La partie septentrionale avec l'Egypte, Israël et la Jordanie nous est la plus accessible, le Soudan, l'Erythrée, Djibouti et le Yémen étant souvent des pays fermés aux touristes.


Yann Saint-Yves ©

Sur la côte est de l'Egypte, El-Ghardaqa, village de pêcheurs dans les années 60, a laissé place à un vaste complexe touristique bétonné de trente kilomètres de long, sans âme. Devenu Hurghada, une station balnéaire en vogue, ce village s'est transformé trop rapidement, aussi le paysage présente-t-il quelques singularités : murs de béton armé au milieu du désert, chantiers en friche... car les promoteurs ont entre temps fait faillite.


Yann Saint-Yves ©

Avec une centaine d'hôtels, vous arriverez à trouver votre bonheur, les infrastructures de ces complexes répondant tous aux normes occidentales. Et s'il existait près de cent cinquante clubs de plongée avant le 11 septembre 2001, les moins performants ont fait faillite, suite au ralentissement de l'activité touristique. Ils sont désormais 60 à se partager un marché énorme. Un regroupement au profit de la qualité qui n'est pas pour nous déplaire. " Hurghada a changé, précise Jean Hénon, directeur du Seafari Red Sea Club, basé à l'hôtel Safir de Hurghada. Il y a moins de plongeurs et la ville s'est transformée en destination balnéaire, à vocation familiale. On trouve donc moins de monde sur les sites qu'il y a quelques années, ce qui est plus agréable et offre un peu de répit au corail. "

Ce corail qui fut décimé par les ancrages sauvages avant que l'organisation HEPCA (Hurghada Environmental Protection and Conservation Association) ne soit créée, en 1992. Pour éviter que les 700 bateaux qui effectuaient des rotations quotidiennes dans la baie de Hurghada ne continuent leur œuvre destructrice, HEPCA a fait installer des mouillages permanents, dont beaucoup ont disparu aujourd'hui, mais les clubs, conscients du danger de la politique du " laisser faire ", tentent de les remplacer.

La fameuse et volumineuse étoile de mer dévoreuse de corail (acanthaster planci) a elle aussi contribué à la mort du récif, détruit à 80% à certains endroits. Les clubs de plongée ne s'y rendent plus et espèrent que le temps jouera en faveur du renouveau des pousses de corail. D'autres endroits sont heureusement préservés.


Yann Saint-Yves ©



Arc-en-ciel


Yann Saint-Yves ©

La visite de Dahar, le quartier ancien de Hurghada vaut le détour : échoppes d'épices colorés et vendeurs de fruits ambulants, boutiques où l'on marchande tout et rien indéfiniment, cafés où de nonchalants hommes fument la pipe à eau, la chicha appelée aussi narghilé. Mais c'est sous l'eau que le spectacle présente tout son attrait. Pour ceux qui ne connaissent que les couleurs en demi-teintes des côtes françaises, la Mer Rouge permet la découverte d'une palette de peintre impressionniste: verts et bleus se confondent, jaunes et roses s'entrelacent. Un aquarium tropical s'offre à vous pour un prix raisonnable et sans avoir à subir les affres d'un décalage horaire. Pas besoin de descendre à quarante mètres pour flirter avec le corail, il est là, sous quelques mètres d'eau..

Nul ne sait combien de temps les Egyptiens mirent pour ériger leurs monuments, nul ne sait combien d'années il a fallu à la vie sous-marine pour se construire un petit paradis. Attention donc à ne pas battre des pieds dans tous les sens pour détruire en une seconde ce que la nature a mis des dizaines d'années à bâtir.
Le vent du désert vous caresse chaudement le visage. "C'est super!": "Echta!".

Martine Carret


Yann Saint-Yves ©





Renseignements :

Seafari Red Sea Club
Hurghada
Jean Hénon
Email : info@seafari-int.com
Site web : www.seafari-int.com
Tél : (20) 10 15 000 34

Hôtel La Perla
Hurghada
Tel : (20) 65 44 32 80 ou 81
Email: laperla@tradenet.com.eg
Site web : www.laperla-hotel.com

Hôtel Safir
Hurghada
Le club Seafari se situe dans l'enceinte
Tél : (20) 65 44 290 01 ou 02 ou 03
Fax : (20) 65 44 29 04
Accepte cartes internationales Visa, Amex, Mastercard
Excursions à Louxor dans la journée : 68 euros
Safari jeep dans le désert : 27 euros
Bateau à fond de verre : 35 euros

En agence :

Key Largo
82, rue Balard
75015 Paris
Tél: (33) 1 45 54 47 47
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