La partie haute de la Guadeloupe s'appelle incongrûment Basse-Terre. Son point culminant est constitué du volcan encore actif de la Soufrière (1467 m). A partir de Pigeon, vous pouvez rayonner aisément autour de l'île. Nous avons sélectionné quelques points pour vous arrêter, en partant dans le sens des aiguilles d'une montre. Plongeurs, n'oubliez pas que vous ne devez pas grimper en altitude tout de suite après une immersion...
POINTE-NOIRE |
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Cette petite ville doit son nom aux rochers qui l'encerclent. A 300
mètres d'altitude, en suivant la route de Thomy, la Caféière Beauséjour
offre un panorama incomparable sur la Mer des Caraïbes. Datant du XVIIIe
siècle, cette habitation de style créole a été magnifiquement restaurée
par ses propriétaires. A l'intérieur, ils ont disposé une collection de
moulins à café et de caféières anciennes. Un sentier de découverte
permet de sillonner la propriété et d'en goûter les charmes. On apprend
énormément sur la culture du café, son histoire et sa fabrication. Les
nombreux massifs de fleurs qui jalonnent le parcours sont tout aussi
somptueux et inconnus. Dégustation de café ou de jus de fruits après la
balade. Il existe une possibilité d'y loger en chambres d'hôtes. Une
très bonne adresse. |
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DESHAIES |
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Le jardin botanique de Deshaies est tout simplement l'attraction à ne manquer sous aucun prétexte. il est situé sur une propriété de sept hectares ayant appartenue à Coluche qui l'avait achetée en 1979. La visite démarre par la vision d'un petit étang où sévissent des carpes Koï au milieu de nénuphars. On se croirait chez Claude Monet, à Giverny, la chaleur en plus ! Hibiscus, bougainvillées, cactus, baobabs, arbres à pain, arbres du voyageur... 1000 espèces sont ainsi exposées. Pour maintenir un degré d'humidité suffisant, un système aérien de brumisation est programmé par ordinateur. |
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Le parcours, très diversifié et apaisant, offre une multitude de
couleurs, avec une vue superbe sur la mer. Une quinzaine de flamants
roses ont trouvé refuge au bord d'une cascade. L'espèce, qui avait
disparue de l'île, vient donc d'y être réintroduite. Le plus inattendu,
ce sont les loris d'Australie, aux couleurs vives, qui viennent vous "
déparasiter " les oreilles sans que vous ayez demandé quoi que ce soit.
Inédit ! |
SAINTE-ROSE |
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Au nord de l'île de la Basse-Terre, la cité de Sainte-Rose donne sur le Grand Cul-de -sac marin, une réserve naturelle où sont protégées espèces terrestres (sur 1600 ha), comme marines (sur 2000 ha). Des excursions sont possibles en bateau ou en kayak de mer, avec stop sur des îlets paradisiaques. N'oubliez pas vos palmes, masque et tuba, car la barrière de corail est toute proche. La découverte de la mangrove et de ses habitants est tout aussi instructive que le bronzage au soleil. Le lamantin et le flamant rose vivaient autrefois ici, mais ont disparu. Par contre, il n'est pas rare d'y observer des tortues, qui sont strictement protégées par la convention internationale de Washington. |
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Si la ville ne présente pas le même charme que d'autres, le port, lui est tout a fait digne d'intérêt. Les pélicans, les mouettes, les frégates, les oiseaux bruns et autres bêtes à plumes sont toujours de sortie pour accueillir les filets des pêcheurs. Près des champs de canne à sucre, un oiseau blanc qui se tient près des vaches retiendra votre attention : le héron garde-bœuf (ou pique-bœuf) se nourrit des espèces dérangées par les sabots des animaux. |
VIEUX-FORT |
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A la pointe sud de la Basse-Terre, est érigé un fort qui date des années 1635, lorsque Léonard de l'Olive et du Plessis s'y installèrent après avoir massacré la population locale des Indiens Caraïbes. La vue sur les îles des Saintes vaut plus que le détour et il serait inacceptable de ne pas s'y arrêter. A l'origine, ce fort s'appelait Fort Royal. Il est devenu Vieux-Fort lorsqu'un nouveau fort fut construit à l'embouchure de la rivière du Galion, sur la commune de Basse-Terre. Outre les canons et les vestiges du Vieux-Fort, sur les hauteurs duquel on a une vue imprenable sur les Saintes, un centre de broderie est abrité en son sein. |
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Depuis 300 ans, les Guadeloupéennes se transmettent ce savoir- faire, qui consiste à démailler une toile de lin, à l'ajourer en tirant les fils et en créant de nouveaux motifs pour fabriquer robes de chambre, nappes (deux mois de travail), robes de baptême... Chaque jour, une brodeuse y accueille les visiteurs. N'hésitez pas à descendre jusqu'au phare, en contrebas, pour y admirer des véliplanchistes. |
BASSE-TERRE |
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Difficile d'aller aux Antilles sans tester le ti punch local ! Mais comment obtient-on du rhum ? La culture de la canne à sucre (saccharum officinarum) fut importée du Brésil au XVIIe siècle par des émigrés hollandais expulsés du pays. Ils introduisirent l'espèce et les méthodes de construction des moulins à sucre et de blanchiment du sucre brut. De vastes champs de canne à sucre se mirent à fleurir sur les terres de Guadeloupe, où travaillaient alors les esclaves. La sucrerie Bologne, créée au XVIIe siècle se spécialisa dans le rhum à la fin du XIXe, lorsque le sucre ne fut plus rentable. |
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Aujourd'hui, dans cette distillerie, on travaille encore de manière
traditionnelle, avec une cueillette en partie manuelle. La canne se
récolte de janvier à juillet, ensuite les ouvriers nettoient les
machines et les cuves de fermentation. Le rhum, c'est de l'alcool de jus
de canne à sucre. D'abord épluchées puis broyées, elles forment un jus
qui fermentera avant d'être distillé. L'alcool ainsi obtenu atteint sans
peine les 75°... Pour être buvable, le taux d'alcool est abaissé, grâce
à un ajout d'eau qui lui permet d'atteindre de 50° à 55°. 1000 litres de
jus fermenté donnent naissance à 100 litres de rhum. La distillerie
Bologne en produit 14 000 hectolitres par an. A visiter, mais attention
à la consommation ! |
Guide Pratique |
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