SEULE OUVERTURE DE LA JORDANIE SUR LA MER ROUGE

Aqaba, station balnéaire en vogue



Coincée entre mer et montagnes, la cité d'Aqaba fait face à Eilat, sa cousine israélienne, beaucoup plus touristique. Les deux pays, qui ont signé des accords de paix en 1994, se partagent un golfe qui regorge de merveilles sous-marines.


Enclavée entre la Syrie, l'Irak, l'Arabie Saoudite et Israël, la Jordanie est un pays constitué de montagnes et de déserts qui possède néanmoins deux mers : la Mer Morte et la Mer Rouge.

Amman, la capitale recèle de somptueux vestiges archéologiques. Comme l'ensemble du territoire. "Un beau pays, mais qui souffre de sa dénomination", déplore Ahmad A. Al Qatawneh, responsable du "Royal Diving Center", un superbe centre de plongée installé à quinze kilomètres au sud d'Aqaba. "Lorsque les touristes entendent parler de Jordanie, ils s'affolent, poursuit-il. Ils nous confondent avec la Cisjordanie et ils pensent que nous sommes en guerre. Mais regardez, vous la voyez, vous, la guerre?"


La Citadelle domine Amman, la capitale.
Yann Saint-Yves ©



Vestiges du temple d'Hercule, construit en 170 pour l'empereur Marc-Aurèle.
Yann Saint-Yves ©


La somptueuse piscine du club possède une vue imprenable sur les montagnes en face de la baie d'Aqaba. A vol d'oiseau, sans jumelles, on distingue Israël et sa cité balnéaire Eilat. A côté, Taba, la frontière égyptienne. D'Aqaba, anciennement prénommée Haila, Aila, Ailana, Elim..., on distingue parfaitement les deux pays.

L'Egypte et la Jordanie ont fait la paix avec Israël il y a bien longtemps et les tragiques événements qui se déroulent au nord, dans les Territoires occupés, à Jérusalem ou Tel Aviv sont loin des préoccupations des quelques baigneurs qui osent s'aventurer dans la région. En ville, pas un char, pas un soldat et excepté les vigiles que tout hôtel se doit d'employer, nous n'avons ressenti aucune " pression ".


Une église byzantine sur les hauteurs d'Amman.
Yann Saint-Yves ©



Le kheffieh: plus qu'un ornement,
une vraie barrière contre le soleil.
Martine Carret ©


Aqaba est une zone libre, une ville de 70 000 habitants, en plein développement, où les taxes sont moins élevées que dans le reste du pays. Un organisme baptisé ASEZA (Aqaba Special Economic Zone Authority) est chargé du développement des 375 kilomètres carrés de l'ensemble.

Mais le public délaisse le Moyen Orient, par crainte et ignorance. De janvier à avril 2000, 22 677 Français avaient fait le déplacement. En 2002, pour la même période, ils n'étaient que 8595. Une baisse qui se retrouve au niveau de la Communauté Economique Européenne: de janvier à avril 2000, le nombre de touristes européens était de 134 309, ils n'étaient que 52 304 en 2002.


Difficile de résister à la
beauté du Khazneh, à Pétra.
Martine Carret ©



A Pétra, le soleil joue avec le grès.
Yann Saint-Yves ©


Dommage, car le pays offre de multiples possibilités d'allier tourisme terrestre, avec visite de la Cité Rose de Pétra, promenade dans le désert de Wadi Rum, fief de Lawrence d'Arabie, bains d'eau salée en Mer Morte et balades aquatiques en Mer Rouge. Qui dit mieux ? Il y en a pour tous les goûts, à des prix raisonnables.

Ici, le coût de la vie est moins cher qu'en Israël, mais plus élevé qu'en Egypte. Une destination à ne pas négliger d'office, malgré le contexte international difficile.


Martine Carret





Renseignements :

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A Paris
Office du tourisme de Jordanie
32, rue de Ponthieu
75008 Paris
Tél : (33) 1 45 61 92 58
Fax : (33) 1 42 25 66 40
Site web : www.see-jordan.com
E-mail : jordanie@worldnet.fr

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1015 DG Amsterdam
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Site web : www.see-jordan.com


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