Coulé au printemps 86 dans le but d'offrir un refuge à la faune et la flore de Mer Rouge, le Cedar Pride est une épave facile à appréhender pour les débutants. La plongée, qui se déroule entre 9 et 27 mètres, offre une foultitude de jolies surprises.
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Le "San Bruno", navire marchand de 1161 tonneaux, sort des chantiers navals en 1964. Inscrit à la Loyd's de Londres, il bat pavillon grec. Après dix-huit ans de bons et loyaux services, il est acheté début 82 par une compagnie libanaise qui le rebaptise "Cedar Pride". |
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La même année, en juillet, il se trouve dans le port d'Aqaba, où il charge des phosphates et du potasse pour le marché irakien. Mais une violente explosion retentit dans la salle des machines, suivie par un incendie. L'intervention des pompiers dure plusieurs jours, le temps que la cargaison, inflammable, finisse de brûler. Le capitaine du bateau, le Libanais Abdullah Ahmar, perd la vie, mais son équipage est sauvé. |
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Si l'intérieur du navire est dévasté, la coque reste à flots. Sinistre souvenir, le "Cedar Pride" est lâchement abandonné par ses propriétaires, comme par la compagnie d'assurances. Personne ne sait comment se débarrasser de cet encombrant paquet. Jusqu'au jour où le Fonds de protection de la nature de Jordanie propose au roi Hussein de le transformer en récif artificiel, où se fixeront faune et flore. Une offre idyllique qui permet la réhabilitation du bateau, tout en préservant l'environnement extérieur de la pollution qui guettait cette coque en déliquescence. |
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En 86, après un nettoyage en bonne et due forme des cales (huile et carburant), le "Cedar Pride" est remorqué pour la dernière fois et entame un voyage sans retour, à quelques kilomètres au sud du port d'Aqaba. Là, à 150 mètres du rivage, une charge d'explosifs l'expédie sur un fond de sable d'une trentaine de mètres. Sa seconde vie peut commencer. |
Renaissance |
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Sans que l'on sache très bien pourquoi, le "Cedar Pride" n'a pas mis longtemps à être colonisé. Est-ce important d'ailleurs de savoir si ce sont les résidus de phosphate ou les courants qui ont permis cette éclosion si rapide de coraux mous et durs? |
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Considérée comme l'une des épaves les plus colorées de Mer Rouge, l'incursion sur le "Cedar Pride"
est une plongée qui convient à tous les niveaux. La visite débute de la plage. On palme sur
une centaine de mètres jusqu'à une bouée qui sert de repère. Il suffit ensuite de descendre le
long de la corde et on est arrivé à destination! |
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La profondeur n'excédant pas 27 mètres, il est aisé de faire le tour de l'épave, de profiter des alcyonnaires, des éponges, des ptérois miles qui ont élu domicile dans les moindres recoins. Au fond, un chenal sous le bateau permet de passer de l'autre côté de la coque. Un énorme Napoléon et un poisson-scorpion ont fait de ce boyau leur demeure. Aux alentours, labres, poissons-anges, perches, se partagent le territoire, sur fond de gorgones et d'alcyonnaires. |
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Le mât et la vigie méritent surtout que l'on s'y attarde. Poissonneux, dégoulinant
de coraux mous, ils valent à eux seuls le déplacement. Un peu plus loin,
en direction du large (sud-ouest), on remarquera une chaloupe (20,5 m),
et un petit bateau de plaisance (22,9 m), dont nul ne connaît l'origine. En résumé,
une plongée remarquable, qu’il ne faut pas hésiter à renouveler. Un tel plaisir, que l'on
soit débutant ou confirmé, ne se boude pas. |
Renseignements : |
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Guide Pratique : |
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