Cet article nous a été envoyé par Stéphane Coucke du Club Nautique de Percé.

Les premières lueurs du soleil apparaissent à l'horizon, on aperçoit déjà quelques oiseaux qui volent
au raz de l'eau, et qui laissent un chemin de ronds sur la surface lisse avec la pointe de leurs ailes...
C'est l'appel du large...
Nous sommes début Juillet, il n'est pas loin de trois heures du matin et le premier rayon de la
journée passe à travers le trou du Rocher Percé...
Au quai du village, l'animation bât déjà son plein. Dans quelques jours, c'est la clôture de la
pêche aux Homards. Parmi la criée, se mêlant à la voix des hommes, le vacarme des Mouettes et
Goélands, dans un froissement d'ailes et de plumes, vous imprègne d'une ambiance de vacances à
l'autre bout du monde...Vous êtes à Percé.
Jadis petit village de pêcheurs vivant de la Morue, et maintenant du Homard, Percé occupe un site
exceptionnel par sa situation géographique, mais aussi par son Histoire, sa culture et sa population
pittoresque.
Au XVII ème siècle, succédant aux Amérindiens, la famille Denys y établie un camp saisonnier
de pêche, fréquenté par les Basques et les Français, en 1781 un marchand de Jersey, Charles Robin,
installe une pêcherie dans l'anse du sud et fait venir des immigrants Irlandais et des loyalistes
de Guernesey afin d'y établir une population. Percé devient le principal port de pêche sur
les côtes du Québec pendant tout le XIXème siècle. L'ouverture de la route 132 en 1929,
permet à l'industrie touristique de prendre la relève.
Phénomène grandiose naturel, le Rocher Percé, accessible à pieds à marée basse, demeure par
sa seule présence, l'âme de ce village. Véritable muraille de 400 mètres de long et 88
mètres de haut, il représente un abri inestimable pour la navigation et aussi pour les milliers
d'oiseaux qui y nichent.
Tout comme l'île Bonaventure..., à seulement quelques minutes en bateau, Le Rocher est classé
Parc Naturel ainsi que les plusieurs kilomètres de côtes alentours. Sur ces rivages, une
flore et une faune typiques des milieux océaniques froids y abondent. Ils abritent également
une grande diversité d'espèces toutes caractéristiques de ces écosystèmes: les Grands
Laminaires et plateaux de Kelp fournissent un abri pour les innombrables crustacés et aussi
un terrain de chasse idéal pour les grands Phoques...
La plongée sous-marine dans cet environnement est une véritable découverte, riche en
enseignement, loin des affluences et des tumultes de certains endroits... Vous apprécierez
chaque moment, chaque image et surtout cette sensation de grandeur et de liberté quand vous
arriverez en Gaspésie... " là où la terre s'arrête... " dans la langue des indiens
Micmacs...
Je vous enmènerai plonger avec les Phoques de Bonaventure très prochainement...
Stéphane Coucke
(Club Nautique de Percé)